Alimentation et maladie d’Alzheimer

Lien entre ce que nous mangeons et la mémoire

La maladie d’Alzheimer touche un nombre croissant de personnes. On estime que plusieurs centaines de milliers de patients vivent aujourd’hui avec ce trouble de la mémoire, qui progresse lentement et entraîne une perte d’autonomie. Les chercheurs s’intéressent de près au rôle du mode de vie, et notamment de l’alimentation, dans la prévention des troubles cognitifs. Une assiette variée, riche en nutriments protecteurs, aide le cerveau à mieux résister au vieillissement.

Astuces pour protéger le cerveau au quotidien

Les spécialistes conseillent de privilégier les apports en DHA, un acide gras de la famille des oméga-3. On le trouve surtout dans les poissons gras comme le saumon, le maquereau, le hareng, le thon ou les sardines. En placer deux à trois fois par semaine au menu contribue à nourrir les neurones et à soutenir la mémoire. Entre ces repas de poisson, une petite poignée de noix ou d’amandes complète bien l’apport en bonnes graisses.

Les huiles végétales jouent aussi un rôle clé. L’huile d’olive et l’huile de colza, utilisées pour assaisonner les crudités ou pour la cuisson douce, apportent des acides gras mono et poly-insaturés associés à une meilleure santé cardiovasculaire. Or, un cœur et des vaisseaux en bon état favorisent un bon afflux sanguin vers le cerveau, ce qui soutient les fonctions cognitives.

Pour limiter le déclin de la mémoire, les nutritionnistes insistent également sur la place des légumes et des fruits. Deux portions de légumes et au moins deux fruits par jour apportent vitamines, minéraux et antioxydants. Ces substances aident à lutter contre le stress oxydatif qui abîme les cellules nerveuses. Un fruit au petit-déjeuner, un autre en collation l’après-midi et une assiette bien garnie de légumes au déjeuner et au dîner constituent une base solide.

Aliments à limiter

Certains produits, consommés en grandes quantités, nuisent à la santé cérébrale. Les charcuteries, les viandes très grasses, le beurre en excès et les fritures multiplient les graisses saturées. Les biscuits, pâtisseries industrielles, boissons sucrées et bonbons concentrent beaucoup de sucre raffiné. À long terme, ces habitudes favorisent surpoids, diabète et problèmes cardiovasculaires, autant de facteurs qui augmentent le risque de troubles de la mémoire.

Réduire peu à peu ces aliments au profit de poissons, de légumes, de fruits, de légumineuses, de céréales complètes et d’huiles végétales de qualité permet de construire un terrain plus favorable au cerveau. Associée à une activité physique régulière, à un bon sommeil et à une vie sociale active, cette façon de manger aide à préserver plus longtemps les capacités de mémoire et de concentration.